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Célébrer l’échec en affaires

Alexandre_Taillefer

Dans mon travail de rédactrice  web, je raconte beaucoup d’histoires à succès,  les histoires des entrepreneurs passés par ici qui brillent en affaires.  Parler de réussite, c’est inspirant ! Oui, mais….

L’envers de la médaille, le « dark side », la coulisse, c’est que, souvent derrière l’entrepreneur à succès se cache des échecs, des revers, des fracas, des faillites même! Mais on a honte d’en parler… surtout quand il s’agit des nôtres.

« C’est souvent la perception de l’échec,  qui fait plus mal que l’échec en soi. » -Francis Gosselin, organisateur du FailCamp

La perception sociale certes, mais surtout notre perception de nous-mêmes. On pense beaucoup à ce que les autres vont penser de nous. Flop artistique, défaite électorale, faillite, dépression, l’échec prend plusieurs formes. Il scratch l’ego au passage, il vous laisse vide, comme vos poches, comme votre cercle d’amis.

 L’échec en affaires, est-il un mal nécessaire? Les personnalités qui ont osé nous raconter  leurs flops au FailCamp, concordent avec Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».

Si vous n’avez jamais eu d’échecs (en affaires), c’est probablement que vous vivez une vie trop confortable, vous ne prenez pas assez de risques.

– Alexandre Taillefer, entrepreneur en série

Attention échec éminent

Il y a deux types d’échec : celui qui nous tombe sur la tête subitement, celui qu’on voit venir…en l’ignorant.

Sebastien Sasseville,  le gars qui a traversé le Canada à la course explique l’échec par :

  1. Ne pas avoir su  identifié une menace (fail to notice a threat)
  2. Ne pas avoir reconnu et admis une menace (fail to acknowkledge a threat)

Mais quand ça arrive, comment rebondir?

L’échec veut souvent dire gestion de crise. En affaires, on a une réputation, des clients, des partenaires, des comptes à rendre.

Transparence est votre mot d’ordre. « Au lieu de contenir le mal, communiquez-le dès que possible pour éviter les malentendus et frustrations autour de vous. » de dire Denis Roy.

L’échec en affaires est souvent causé par une négligence certaine. Un manque de courage « managérial ». Ne pas avoir les vraies discussions, avoir peur de congédier un employé, de remercier un fournisseur, ne pas faire face aux chiffres…

-Denis Roy, entrepreneur engagé et leader de projets variés.

 

La faillite de l’entreprise de Denis Roy, le blanc de mémoire monumental du chef d’entreprise Simon de Baene lors de sa présentation TEDex… tous deux ont suscité une vague d’empathie.

Le premier remportait un prix pour l’entrepreneur de l’année quelques semaines après la fermeture de son entreprise. L’autre a été encouragé et applaudi par l’audience dont une femme qui a pris la parole « live »  pour vanter la compagnie et le leadership de Simon.

« En temps de tempête, compter sur votre capital de sympathie », de dire Sébastein Sasseville. D’où l’importance de bâtir ce capital dès maintenant même si le ciel est radieux.

 

En se lançant dans un projet, il faut envisager le « fail »,  en accepter la possibilité. Suis-je prêt ?

– Justine McIntyre, pianiste et politicienne

Je m’arrête ou je continue?

Une phrase pour trancher : « La raison qui nous motive à faire ce que l’on fait doit être plus importante que l’échec. Alors il sera possible de se relever, avec un peu de temps. » – de dire la fille qui est sorti de scène (puis remontée)  lors de son concert solo de piano.

« Échouer c’est devoir se regarder en face, plonger dans sa vulnérabilité. » , Patrick Brosseau, comédien, animateur et chanteur.

Simon de Baene sur la vulnérabilité : « Se montrer vulnérable est une façon de toucher les gens. Et ça, ça suscite une force d’entraide qui va générer du succès. »

Vous n’avez pas encore eu de frasque majeure,  de ratés épiques? Il serait temps!

Osez!  Tombez! Puis relevez-vous! Et continuez!